28 sept. 2011

Predator 2

Predator 2

Stephen Hopkins
1990

Film : Américain
Genre : Action science fiction limite post-apo
Avec : Danny Glover





Synopsis
 
Alors que la fin du siècle approche, la ville de Los Angeles est un champs de bataille incessant entre les cartels de la drogue et les forces de l'ordre largement dépassées. Mais Mike Harrigan n'entend pas se laisser faire. Malgré, ou plutôt grâce à ses méthodes expéditives, ce détective de la police de Los Angeles tente de faire respecter la loi, jusqu'au jour où un intrus invisible s'invite dans la partie en quête de trophées...


Avis


Predator 2 n'a rien à voir avec le premier. D'un Arnold Schwarzenneger invincible, on passe à un Danny Glover trop vieux pour ces conneries. De la jungle tropicale on passe à la jungle de béton. D'un Predator sadique, on passe à un Predator sanguinaire avide de combat, sourd aux revendications et aux camps de chacun.

Cet épisode est réellement déroutant, car il porte un aspect exagéré qui n'était que sous-jacent dans le premier. Le Los Angeles de 1997 anticipé 7 ans plus tôt dans Predator 2 est une exagération du Los Angeles des années 90, encore pire que le Los Angeles 1997 de Terminator 2. La dégaine des personnages, l'aspect étouffant et sépia de la ville, c'est comme si chaque acteur avait marqué "1990" en gros, gras et rouge sur le front. Mais comme l'ambiance est primordiale dans chaque film, au moins celui ci a une identité visuelle forte et ne passe pas inaperçu.

Par ailleurs, cet opus va revenir sur les habitudes et le mode de vie des Yautja. On en apprend enfin un peu plus sur cette espèce venue d'ailleurs, et même si on avait bien comprit grâce au premier que le Predator était en safari dans la jungle, on découvre ce coup ci qu'il a ses habitudes sur notre planète, profitant du moindre conflit pour chasser des hommes que le commun des mortels qualifierait de "dangereux".

Du coup on se retrouve au milieu d'une guerre des gangs sans merci avec un lézard rasta qui s'en donne à coeur joie pour dépecer, torturer, pendre par les pieds ou arracher le crâne de tous les narcos ou flics de la ville. Résultat, on l'imagine, beaucoup plus gore que le premier.
Mais en contrepartie, on perd l'aspect slasher movie où les personnages se font tuer un à un. Difficile d'éprouver de la sympathie pour les trafiquants aux gueules de malfrat qui se font étriper. Reste le personnage de Danny Glover et sa course poursuite mémorable à la fin du film, et l'humour légèrement "Arme fatale" qu'est toujours là, quelque part sous la surface.




 
Notation

Réalisation : 7/10

Ambiance réussie, mais en contrepartie, tellement typé "1990" que 20 ans plus tard on a du mal à voir autre chose. Le look de Bill Paxton est tellement esclaffant que je me demande encore si c'est fait exprès ou non. Le reste du montage est efficace, avec des scènes d'action bien senties, et un final qui va crescendo (et puis ce petit hommage poignant à Alien qui réussi à égayer en un instant le fan absolu de la série, même si on vaut à ce détail les trèèèès controversés AVP). Pas le chef d'oeuvre qu'on attendait, mais un sequel raisonnable pour l'excellent premier Predator.
     
Son : 6/10

Le son ne m'a pas semblé mémorable. Musique sympathique, mais qui ne marque pas les esprits, et globalement le reste des effets sonore est moyen, puisque l'effet de surprise "je te regarde avec ma vision infra-rouge et j'entends ce que tu dis avec une voix de robot" est passé.

Scénario : 7/10

Il étonne dans un premier temps. Débarquer en pleine guerre entre gangsters et forces de l'ordre nous fait un peu réagir avec un "gné wtf?" surtout dans un monde très légèrement futuriste, sorte d'exagération de la Californie 90's. Mais l'idée a le mérite d'être audacieuse, d'autant qu'elle tient la route jusqu'à la fin.
      
Interprétation : 6/10

Danny Glover en rajoute un peu, et le reste du casting a un coté tellement caricatural qu'on se demande si ce film est sérieux. Après l'Arme fatale, on se dit que le père Glover doit forcer les traits de son personnage, mais par moment il a une telle conviction dans les yeux que le doute persiste. Par contre, il a le mérite de faire un héros beaucoup moins invincible que ne semblait Schwarzie, ce qui le rend tout de même d'autant plus intéressant d'un point de vue de l'identification au personnage. 

Note générale : 6,5/10

Pour une fois, la note globale est une vraie moyenne. Parce que justement ce film oscille entre le moyen et le coté classe et extraordinaire du Predator. Impossible de lui donner une note pleine car il est à mi-chemin entre la déception, et l'audace géniale d'un film ambitieux. Une suite correcte qui a néanmoins grandement contribué à la légende de la saga.





"Ok, who's next?"

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