14 sept. 2011

Aliens

Aliens, le retour
Aliens

James Cameron
1986

Film : Anglo-américain
Genre : Science fiction guerrière bourrée d'action
Avec : Sigourney Weaver





Synopsis

Après avoir survécu à la destruction du Nostromo et s'être débarrassée du "xénomorphe", Ellen Ripley est retrouvée en train de dériver dans l'espace à bord de la navette de son vaisseau. Hélas, 57 ans ont passé, et nul ne veut croire son récit sur la destruction du cargo et de son précieux minerai. Ellen apprend alors qu'une colonie de terraformation s'est installée sur la planète où elle avait trouvé l'Alien, et que le contact a été perdu avec celle ci. N'ayant plus rien à perdre, la jeune femme accepte d'accompagner des militaires entrainés sur place dans une périlleuse mission de sauvetage.

Avis

Fidèle à sa nature penchant vers la surenchère, James Cameron adopte pour ce premier sequel à la saga, le principe selon lequel "plus y en a, mieux c'est". Alors que le premier Alien incarnait une créature parfaite, presque invincible, Cameron décide de faire de cette race extraterrestre un parasite insectoïde terriblement plus dangereux qu'il attaque en rangs serrés, à la manière d'une colonie de fourmis.

Troquant ainsi la simple peur du premier opus pour une spectaculaire démonstration d'action, Il arrive néanmoins à prendre au tripes grâce à un scénario efficace et une réalisation grandiose. Fasciné par l'idée des militaires du futur (cf Avatar) Jim Cameron lance des troupes d'élites, à la fois complètement caricaturales et attachantes dans un enfer noir, et c'est alors la porte ouverte à un déluge d'explosions, de fusillades et de course-poursuite avec des Aliens, toujours  plus belliqueux et plus nombreux.

Le problème de l'apport de Cameron à la série, c'est qu'il se fait au détriment d'idées originales du premier film. En choisissant de s'approprier les Aliens, de les redessiner lui même, en refusant poliment les idées de Giger, et d'inventer un processus de reproduction insecte, Cameron créer certes l'un des monstres les plus élégants de l'histoire du cinéma avec sa Reine, mais il piétine l'héritage initial de la saga. On ne peut pas le blâmer de faire prévaloir ses idées, surtout si elles sont bonnes, mais son caractère directeur, tout en étant sa grande force, a aussi des conséquences néfastes pour le travail des autres. On aime ou on n'aime pas. Cela n'enlève rien à son talent, mais à chaque fois que je pense à cet opus je suis toujours un peu chagriné que le processus créatif ait été fait sans consulter les créateurs originaux de l'Alien.






 
Notation

 Réalisation : 9/10

Il faut l'avouer, James Cameron sait ce qu'il fait. Véritable sorcier de la pellicule, ses idées foisonnent et le montage comme l'image sont à couper le souffle. Grâce a son gros budget, les décors et les effets spéciaux sont bluffant de qualité, et le film tient en haleine d'un bout à l'autre. Quant à la Reine, quelle classe! Rien à redire.
  
Son : 8/10

Si la musique est vraiment grandiose, et le traitement sonore impeccable, le film a tendance à souffrir un peu trop de l'aspect film de guerre: fusillades dans tous les sens, Aliens haletant et Marines beuglant comme si leur survie en dépendait. Mais globalement, ça va.
  
Scénario : 8/10

A mon gout trop tourné vers l'action, mais ça aussi ça fait parti du charme du film, le scénario reste particulièrement bien ficelé, avec sa dose de rebondissements et de tensions dramatiques. Même si ça fait chier de l'admettre, c'est super bien foutu comme divertissement!

Interprétation: 7/10

Newt est trop mignonne, et Ripley particulièrement convaincante en mère de substitution (à ce sujet, on note que la version cinéma ne figure pas la scène ou Ripley apprend que sa fille, devenue vieille dame est décédée, ce qui explique et renforce, dans la version Director's cut, le lien de Ripley à Newt) mais le reste du casting de gros bras tombe trop facilement dans la caricature. C'est assumé, mais encore une fois, ça fait parti des choses qui entraine une relation amour-haine pour ce film. Mention spéciale à Paul Reiser, magnifiquement détestable dans son rôle de prince des faux-culs.
 
Note générale : 8/10 les bons jours, 7/10 les mauvais
  
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Aliens est un très bon film. A la manière d'un Avatar, c'est un film de guerre puissant, abordant de nombreux thèmes comme la famille ou le corporatisme, mais contrairement au plus récent succès de Jim, il se base sur une franchise déjà existante, et déjà "awesome" avant qu'elle ne passe entre ses mains. Si tout ce que Cameron touche se transforme en or, c'est génial, sauf quand il prend à pleine main un diamant brut.
 
   
 

"Get away from her, you bitch !"

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